En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez l’utilisation de cookies afin de vous permettre de partager des contenus sur les réseaux sociaux et d'établir des statistiques de fréquentation. Pour en savoir plus et paramétrer vos choix, cliquez-ici.
Accepter

NotreMAGAZINE

De vous à nous. Retrouvez les dernières interviews de nos experts, nos évènements marquants, nos points de vue et toutes nos nouveautés.

A frog in the fog : comment y voir plus clair ?

Nos Publications

En ce début d’année difficile, quels sont les principaux facteurs de nervosité des marchés ? Comment naviguer dans cet environnement adverse ? Explications.

Depuis le début de l’année, les marchés actions accusent un net repli : Eurostoxx (-16%), S&P500 (-10%). Depuis les points hauts du printemps 2015, la correction est encore plus substantielle et satisfait même la définition généralement consacrée d’un « bear market » (au moins en Europe) : Eurostoxx (-25%), S&P 500 (-13%), MSCI Emerging Markets (-31%). Tout cela avec une volatilité élevée, une dispersion importante entre secteurs et valeurs, et des mouvements boursiers de parfois très grande amplitude.

Des risques à ne pas sous-estimer

De très nombreuses craintes pèsent en effet sur le sentiment des investisseurs : inquiétudes sur la croissance mondiale, notamment en Chine et dans les émergents mais aussi risque de récession aux Etats-Unis ; impact de l’effondrement des prix de l’énergie et des matières premières, non seulement sur certains pays mais également sur le secteur bancaire et risque de contagion ; tensions sur le marché du crédit, avec des « spreads » qui se sont envolés et se rapprochent des niveaux record atteints en 2012 et 2008 ; baisse drastique de certaines devises émergentes et difficultés de certains pays émergents à faire face à leur dettes libellées en dollars ; capacité de la Chine à garder le contrôle de sa politique monétaire et de sa monnaie face à d’importantes fuites de capitaux et des réserves de changes qui s’amenuisent ; élections aux Etats-Unis, référendum au Royaume-Uni, risques géopolitiques ; etc.

Pas encore de « capitulation »

Malgré le fort repli des marchés actions, nous n’avons pas encore assisté à une « capitulation » des investisseurs : si les fonds souverains de pays exposés au pétrole et aux matières premières ont commencé à liquider une partie de leurs investissements à l’étranger, notamment dans les actions européennes, les volumes de transactions boursières sont encore modérés et les flux de capitaux vers la classe actions restent positifs en Europe depuis plusieurs mois (à l’inverse des Etats-Unis) ; si la panique gagnait et les investisseurs « capitulaient », la correction pourrait initialement s’amplifier mais alors potentiellement toucher à sa fin.

Des craintes excessives ?

L’ampleur du repli et de la volatilité des marchés, et le début de panique qui en résulte, reflètent toutefois davantage le sentiment des investisseurs qu’une détérioration notable des fondamentaux à ce stade : aux Etats-Unis, le marché de l’emploi, la consommation des ménages et la confiance des consommateurs restent robustes ; en zone Euro, la lente reprise semble toujours en marche avec des indicateurs avancés – intentions d’achats, confiance des consommateurs, demandes de crédit – qui demeurent positifs et pointent vers une légère accélération de la croissance économique.

Les publications de résultats en Europe, toujours en cours, ressortent d’ailleurs globalement en ligne avec les attentes, même si de grandes disparités existent entre secteurs et sociétés. Enfin, les valorisations des actions européennes, si elles ne sont plus substantiellement décotées comme en 2011, ont retrouvé des niveaux intéressants, notamment par rapport aux actions américaines ‒ à condition que la croissance des profits se confirme en 2016.

L’ampleur du repli et de la volatilité des marchés, et le début de panique qui en résulte, reflètent toutefois davantage le sentiment des investisseurs qu’une détérioration notable des fondamentaux à ce stade.

Comment naviguer dans cet environnement adverse ?

Dans ce contexte, certains titres ont retrouvé des points d’entrée attractifs. Nous avons donc progressivement réinvesti dans nos fonds « long only », privilégiant les expositions domestiques européennes et des secteurs ou thématiques porteurs comme la santé, les télécommunications, la technologie, notamment la transformation digitale, les services aux entreprises et les biens de consommation ; mais nous restons toujours à l’écart des matières premières, du pétrole et du gaz, des biens d’équipements exposés à ces marchés finaux ainsi que des bancaires.

En revanche, dans nos fonds flexibles, dont l’objectif premier est de résister dans les périodes troublées, nous sommes restés prudents et avons à ce stade conservé des taux d’exposition aux actions relativement modérés (Sycomore Partners : 42%, Sycomore L/S Opportunities : 41%, Sycomore Allocation Patrimoine : 22% actions, 30% High Yield, 17% Investment Grade) ‒ à la différence d’août 2015 où nous avions sensiblement augmenté nos taux d’exposition suite à la dévaluation surprise du yuan.

Nous avons toutefois profité des récents mouvements de marché pour commencer à réinvestir sur certains titres, excessivement pénalisés, comme AXA, Air Liquide, Bureau Veritas, Accor, Store Electronic Systems, Solutions 30, Criteo, Carrefour et Zodiac. A l’inverse, nous avons allégé certaines valeurs plus cycliques comme Schneider Electric, Arkema, DaimlerChrysler, Wienerberger et Rexel.

Une poursuite de la baisse des marchés et une capitulation avec des flux vendeurs et des volumes plus significatifs pourraient nous fournir l’opportunité d’augmenter sensiblement, mais progressivement, nos taux d’exposition sur nos fonds flexibles.

Sur le crédit, nous avons retrouvé des niveaux de rendements attractifs, plus de 5% en agrégé dans notre fonds Sycomore Sélection Crédit, un niveau record depuis sa création en 2012.

Agilité, réactivité et sélectivité : notre ligne de conduite pour naviguer dans cet environnement complexe et incertain, et tirer avantage des opportunités offertes par la volatilité des marchés.

Téléchargez notre notre "A frog in the fog : comment y voir plus clair ?" en pdf

Les opinions et estimations données constituent notre jugement et sont susceptibles de changer sans préavis, de même que les assertions quant aux tendances des marchés financiers, qui sont fondées sur les conditions actuelles de ces marchés. Nous pensons que l'information fournie dans ces pages est fiable, mais elle ne doit pas être considérée comme exhaustive. Ces données, graphiques ou extraits ont été calculés ou effectués sur la base d'informations publiques que nous estimons fiables mais qui toutefois n'ont pas fait l'objet d'une vérification indépendante de notre part. Votre attention est appelée sur le fait que toute prévision a ses propres limites et que par conséquent aucun engagement n'est pris par Sycomore Asset Management quant à la réalisation de ces prévisions. Cette publication n'a pas pour objet d'être une offre ou une sollicitation d'achat ou de vente de quelque instrument financier que ce soit. Les références à des valeurs mobilières spécifiques et à leurs émetteurs sont dans un but unique d'illustration, et ne doivent pas être interprétées comme des recommandations d'achat ou de vente de ces valeurs.

Nos Publications

Les marchés ont-ils encore du sens ?

07.04.2016
Si les marchés actions ont sensiblement rebondi entre mi-février et fin mars, certains risques conjoncturels ont la peau dure. De fait, quelles zones géographiques peuvent s'octroyer la faveur des investisseurs ? Quels secteurs apparaissent les plus porteurs ? Décryptage.Lire
Chargement

Chargement en cours. Veuillez patienter ...