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Rotation sectorielle : un mouvement bien ancré ?

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Le mois d’octobre a été le théâtre d’une forte rotation sectorielle, avec une surperformance des valeurs cycliques au détriment des valeurs défensives. Devant ce constat, plusieurs facteurs rentrent en compte : éléments d’explications et détails sur notre position.

Les perspectives d'une hausse des taux de la Fed et d'une reflation, en partie provoquée par la progression des prix du baril, ont entraîné une remontée des taux longs ayant provoqué la poursuite et l’amplification, sur le mois d’octobre, du mouvement de rotation sectorielle déjà initié en septembre.

Poursuite de la rotation sectorielle

Ce mouvement s’est révélé d'autant plus spectaculaire qu'il s'est déroulé à un moment où les flux sur les actions étaient négatifs; les investisseurs ont donc été forcés de vendre les valeurs défensives, de qualité, à profil obligataire et sensibilité longue pour financer l'achat de valeurs financières, pétrolières, cycliques, de faible qualité.

La performance de 1,2% de l’Euro Stoxx TR* sur le mois masque des disparités sectorielles très significatives

Ainsi, la performance de 1,2% de l’Euro Stoxx TR* sur le mois masque des disparités sectorielles très significatives, avec, d’un côté, une surperformance massive des valeurs cycliques, notamment financières et pétrolières (secteurs ayant rebondi respectivement de 8,2 % et 3,9 % sur le mois) et, de l’autre, une sous performance marquée des valeurs plus défensives, comme celles de l’agro-alimentaire ou encore de la santé (secteur en repli de 1,7 % sur le mois). Les craintes d’une pression sur les prix des médicaments en cas d’élection d’Hillary Clinton ont continué d’engendrer volatilité et attentisme sur ce dernier secteur comme c’est le cas depuis plusieurs mois.


Crispation sur les résultats du troisième trimestre

Ce prisme sectoriel s’est également reflété à travers les réactions du marché aux premières publications de résultats du troisième trimestre, la moindre déception de la part de valeurs défensives de qualité s’étant vue sévèrement sanctionnée. Ainsi, Essilor s’inscrit par exemple en recul de 10,8 % sur le mois suite à une déception, somme toute limitée, de sa croissance organique – ses objectifs en termes de croissance globale et de marges ayant pourtant été maintenus.

Faveurs de la conjoncture macro-économique ?

Certes, des éléments (perspectives de hausse de taux de la Fed, intention de la banque du Japon de « pentifier » la courbe des taux, rumeurs de la BCE de baisser ses achats mensuels) pourraient continuer, à court terme, à entretenir une rotation sectorielle en faveur des valeurs cycliques et financières aux dépens des valeurs plus défensives. Néanmoins, nous estimons que ce mouvement récent est exagéré et que les conditions ne sont pas réunies pour qu’il soit pérenne.
Tout d’abord, l’environnement macroéconomique demeure assez fragile et ne semble pas être de nature à pouvoir engendrer un rebond massif des résultats des entreprises des secteurs cycliques. Nous pensons en effet que nous sommes durablement installés dans un environnement de croissance faible et de taux bas compte tenu de la persistance de plusieurs facteurs représentant un frein pour la croissance et sources de pressions déflationnistes : accumulation des dettes publiques et privées au cours des dernières années, transition démographique majeure (vieillissement de la population) et rupture technologique (digitalisation).

Une pression structurelle sur les financières et le pétrole

Le secteur financier reste affecté par des réglementations très contraignantes, une sous-capitalisation (notamment en Italie) et des problèmes spécifiques mais présentant un potentiel risque systémique (Deutsche Bank).
Enfin, même si le prix du baril a effectivement remonté, l’accord de l’OPEP sur la limitation de la production paraît fragile et limité dans le temps et de nombreux puits qui n’étaient pas rentables aux Etats-Unis se remettent à produire sur les niveaux de cours actuels, limitant ainsi la capacité du prix du baril à poursuivre son rebond.
Ne pouvant en aucune manière estimer la durée ni l’ampleur du mouvement récent à court terme, nous demeurons prudents et nous focalisons sur les éléments essentiels de notre philosophie d’investissement, à savoir la valorisation et la qualité des fondamentaux des sociétés.

Téléchargez la note "Rotation Sectorielle : Un mouvement bien ancré ?" en pdf

*TR : Dividende net réinvesti. Performances au 31.10.2016. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps.

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