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Coup de projecteur sur… SAP

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Leader mondial des applications de gestion d’entreprise, SAP fait cas d’école à travers sa transition, certes tardive, mais néanmoins réussie vers le cloud. Son intérêt marqué à l’égard de ses collaborateurs n’y est pas étranger. Le Groupe a par ailleurs entamé une réflexion précoce sur la quantification de ses impacts extra-financiers. Eléments de contexte.

SAP software

Groupe d’origine allemande fondé en 1972, SAP (Systeme Anwendungen Produkte) s’impose aujourd’hui comme le leader mondial des applications de gestion d’entreprise, communément appelées « ERP » (Enterprise Resource Planning). Ces applications permettent de gérer et suivre au quotidien l’ensemble des informations et services opérationnels d’une entreprise (gestion des stocks, des ressources humaines, reporting de performances au management, etc.) et, plus largement, d’automatiser ses processus de gestion clés. Au début de la décennie, SAP est également devenu un éditeur de bases de données d'entreprises avec le lancement de sa plateforme HANA. Cette nouvelle corde à son arc a depuis bénéficié d’une forte croissance. Aujourd’hui, 76% des transactions dans le monde sont gérées par des systèmes SAP et le Groupe comptabilise plus de 345 000 clients dans plus de 180 pays.

SAP capitalise sur deux de ses atouts pour assurer sa croissance

SAP génère ses revenus en combinant la vente de licences de ses logiciels avec la facturation de prestations (maintenance, abonnements, etc.) sur une base récurrente. Son modèle économique est ainsi qualifié de « défensif » ; il procure à l’investisseur une forte visibilité à un horizon moyen terme, à la fois sur la croissance organique de ses ventes, estimée au minimum à 6% annuel, mais aussi sur sa marge opérationnelle, qui devrait confortablement dépasser 25% chaque année, ainsi que sur son excédent de free cash-flows de plusieurs milliards d’euros annuels.
Aujourd’hui, le Groupe capitalise sur deux de ses atouts comme relais de croissance. D’une part, son cycle produit – la dernière génération étant baptisée « S/4 HANA » – est en phase de démarrage et devrait assurer la croissance de la société pour les 10 prochaines années environ, notamment compte tenu de sa forte base installée captive. D’autre part, la transition de SAP vers le cloud s’est avérée un succès, la société étant l’une des rares au monde à réussir l’équilibre entre légère croissance des licences, forte croissance des abonnements (d’environ 30%) et quasi-stabilité des marges.

SAP

Source : www.bmb-services.com

Un élément clé de la transformation du Groupe vers le cloud : l’intérêt porté à ses collaborateurs

Le virage, certes tardif, mais réussi de la migration des logiciels vers le cloud fait d’ailleurs de l’éditeur de logiciels un cas d’école particulièrement intéressant. Un élément clé de sa transformation vers le cloud : son intérêt marqué qu’elle porte à ses collaborateurs.
En 2014, dans un contexte économique compliqué résultant de la hausse de la concurrence venant du cloud et de l’insatisfaction clients, et suite à une période d’instabilité managériale, Bill McDermott accède au poste de Directeur Général. Au-delà de ses compétences reconnues dans le domaine technologique, ce sont sa capacité d’écoute et son respect pour la culture d’entreprise existante qui ont permis une remobilisation pérenne des collaborateurs dans le projet d’entreprise. En raison des taux de désengagement et de départ importants, la communication stratégique est devenue le chantier prioritaire : il était crucial que chacun comprenne la direction prise par la société ainsi que le rôle qu’il devait jouer dans sa transition. Le deuxième chantier a été celui de la formation des équipes aux nouvelles compétences requises par le changement de modèle économique. Fait notable, le Groupe a opté pour un modèle d’apprentissage continu et informel. C’est enfin sur l’autonomie que l’entreprise s’est concentrée pour stimuler et engager les collaborateurs. A ce titre, un social impact lab et un programme d’intrapreneuriat ont été mis en place.

Une réflexion précoce sur la quantification des impacts extra-financiers

D’un point de vue environnemental, la société se trouve également bien positionnée. Si le Système de Management Environnemental certifié ISO 140011[1] ne couvre qu’une partie de ses sites, abritant 49% de ses effectifs, l’objectif est d’atteindre 70% de couverture en 2018. En outre, la technologie cloud choisie qui a un impact environnemental conséquent, est neutre en carbone depuis 2014, principalement grâce à l’achat de certificats d’énergie renouvelable alimentant la totalité de ses besoins en électricité et à un mécanisme de compensation carbone. La prochaine étape à franchir consistera à améliorer l’indicateur d’efficacité énergétique (PUE) de ses serveurs.

Globalement, la gestion du développement durable existe chez SAP depuis 2009 lorsque la fonction a été créée. Toujours présents au capital de l’entreprise, les fondateurs apportent certainement une perspective de long terme aux décisions stratégiques. Le Groupe a ainsi été précurseur dans l’initiation d’une réflexion sur la quantification des impacts extra-financiers par le biais de la monétisation. En utilisant une méthode d’analyse de cause à effet et une régression linéaire, SAP a mesuré l’impact économique de 4 indicateurs extra-financiers sur son résultat opérationnel :

  • Une évolution de 1 point de pourcentage (pp) de l’indice de santé (business health culture) conduit, selon le Groupe, à une augmentation de 80 à 90 M€ du résultat opérationnel ;
  • Une évolution de 1 pp du score d’engagement des collaborateurs engendre une hausse de 45 à 55 M€ de ce résultat ;
  • Une évolution de 1 pp du taux de rétention des collaborateurs conduit à une progression de 50 à 60 M€;
  • Une diminution de 1% des émissions carbone en permet une augmentation de 5 M€.

Comment faire mouche auprès des investisseurs à présent ?

Pour pleinement satisfaire les exigences des investisseurs, la société doit encore relever certains défis : SAP doit encore davantage convaincre de sa capacité à faire repartir sa marge opérationnelle à la hausse au cours de l’année 2018 tout en poursuivant sa transition vers le cloud.

Cette publication n’a pas pour objet d’être une offre ou une sollicitation d’achat ou de vente de quelque instrument financier que ce soit. Les références à des valeurs mobilières spécifiques et à leurs émetteurs répondent uniquement à un but d’illustration et ne doivent pas être interprétées comme des recommandations d’achat ou de vente de ces valeurs. Cette communication, à caractère promotionnel, n’a pas été élaborée conformément aux dispositions réglementaires visant à promouvoir l’indépendance des analyses financières. Sycomore Asset Management n’est pas soumise à une interdiction d’effectuer des transactions sur les instruments financiers concernés avant ou durant la diffusion de cette publication.

[1] 1Un Système de Management Environnemental (SME) est un outil de gestion de l’entreprise qui lui permet de s’organiser de manière à réduire et maîtriser ses impacts environnementaux. La certification ISO 14001 permet de s’assurer de la fiabilité de l’outil.

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