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Syco Minute(s) : Mamma mia

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Alors que les rebondissements politiques italiens ont fait fléchir les marchés actions en fin de mois, Donald Trump les a également mis sous pression en décidant de sortir de l'accord iranien sur le nucléaire et de ne pas prolonger l’exonération de taxation sur leurs exportations d'acier et d'aluminium vers les USA accordée à l'UE, au Mexique et au Canada. Analyse d'un mois de mai riche en événements, par notre gérant Arnaud d'Aligny.

Syco Minute

En mai, les marchés européens ont connu deux phases d’évolution très contrastées : une progression marquée durant les trois premières semaines du mois dans la continuité du rebond du mois d’avril, puis une correction significative et un regain de volatilité au cours de la dernière semaine de mai durant laquelle les marchés ont reperdu l’intégralité des gains enregistrés sur le début du mois.

La situation politique en Italie – qui avait jusque-là très peu affecté les marchés – est à l’origine de ce retournement brutal. Le pays a en effet replongé dans une profonde incertitude politique suite au refus de Sergio Mattarella, le 27 mai, d’accepter la nomination du ministre de l’économie, Paolo Savona, jugé trop anti-euro, proposé par la Ligue du Nord et le Mouvement 5 étoiles, suite à leur victoire lors des élections législatives du 4 mars dernier. Le 31 mai, la proposition de Giuseppe Tria, un professeur d’économie politique favorable au maintien de l’Italie dans la zone euro, à la place de Savona à la tête du Ministère de l’Economie et des Finances, a finalement permis la formation d’un gouvernement dirigé par Giuseppe Conte.

En Espagne, la condamnation du Partido Popular dans le procès Gürtel pour des manipulations de marchés publics et l’existence d’une caisse noire au sein du parti a permis au socialiste Pedro Sanchez de faire passer une motion de censure renversant Mariano Rajoy et de prendre sa place. Néanmoins, des incertitudes quant à l’avenir politique du pays ont vu le jour, le chef de file du PSOE ne comptant que 84 députés sur 350 au Parlement et n’ayant que très peu d’intérêts communs avec les formations dont il a obtenu le soutien pour la motion de censure. Les partis populistes anti-européens demeurant minoritaires en Espagne, les incertitudes politiques du pays n’affectent pas autant les marchés que celles de l’Italie.

La situation politique en Italie – qui avait jusque-là très peu affecté les marchés – est à l’origine de ce retournement brutal.

Quelques données macroéconomiques décevantes ont également été publiées au cours du mois. Le PMI composite de la zone euro a ainsi enregistré une nouvelle baisse en mai (après une stabilisation en avril) à 54.1, soit son plus bas niveau depuis janvier 2017. Si le niveau de l’indicateur demeure élevé, significativement supérieur à 50 et en ligne avec une croissance économique supérieure à 2%, la tendance baissière a renforcé les inquiétudes des investisseurs.

Enfin, le climat géopolitique international tendu a gardé les marchés sous pression au cours du mois avec l’annonce, par Trump, de la sortie des Etats-Unis de l’accord iranien sur le nucléaire (et le rétablissement des sanctions vis-à-vis des partenaires commerciaux de l’Iran) et de la fin de la période d'exemption temporaire accordée à l'Union européenne, au Mexique et au Canada concernant les taxes de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium appliquées sur les exportations à destination des États-Unis.

En revanche, les résultats des entreprises se sont révélés globalement solides pour le premier trimestre 2018 et avaient soutenu le rebond des marchés lors des premières semaines du mois. Ainsi, 58% des sociétés du Stoxx600 ont publié des bénéfices par action supérieurs aux attentes (croissance moyenne de 10%) et 47% des ventes supérieures aux attentes (croissance moyenne de 7%) malgré un fort effet négatif des changes sur la période. La baisse de l’euro de 3% par rapport au dollar en mai (qui fait suite à celle de 2% enregistrée en avril) se révèle de bon augure pour la prochaine saison de résultats des entreprises européennes.

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