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Mutualiser les bonnes pratiques

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Comment se formalise l’approche « ISR » de Generali France ? Quels sont ses axes de différenciation par rapport aux assureurs concurrents ? Réponse à travers l'interview de François Garreau, Responsable de la RSE de Generali France.

Que vous évoque le terme de « Finance utile » ?

La Finance Utile est une notion qui a émergé récemment : elle vise à permettre aux épargnants de s'assurer de l'impact positif de leur épargne sur l'environnement ainsi que sur des thématiques sociales et sociétales.

En tant qu’assureur universel présent sur tous les marchés et dans tous les métiers, Generali s’intéresse avec acuité à cette approche de l’investissement, d’autant plus que la stratégie de l’entreprise amorce actuellement une profonde mutation, avec un positionnement pour l’ensemble du groupe clairement axé sur la responsabilité de l’entreprise. A nos yeux, les concepts liés au développement durable ne relèvent pas d’un simple effet de mode, ils découlent d’une véritable conviction de notre part. ils constituent l’essence même de notre métier.

Comment se formalise l’approche « ISR » de Generali ? Quels sont ses axes de différenciation par rapport aux assureurs concurrents ?

Au-delà de la mutualisation des risques, au coeur de notre métier, l’assurance doit désormais mutualiser les bonnes pratiques, les montrer en exemple pour en inspirer de nouvelles.

D’ailleurs, nous percevons de manière substantielle les conséquences de l’absence de prise en compte des enjeux de développement durable dans notre métier d’assureur dommage : selon une étude réalisée en interne, les entreprises qui intègrent la Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE) dans leur stratégie ont un taux de sinistralité inférieur de près de 30% aux entreprises du même secteur.

Au travers de sa démarche « Generali performance Globale », Generali aide les entreprises à intégrer les critères environnementaux et sociaux dans leur gestion. elle leur propose une évaluation spécifique de leurs risques. Cet « audit de performance globale » passe au crible 60 critères différents, dont la moitié porte sur la RSE. À l’issue de ce diagnostic, un rapport détaillé est remis aux dirigeants. Le résultat mesure la performance globale de la société, ainsi que sa maturité en termes de maîtrise des risques et de développement durable.

Audit de perf globale

Afin d’accompagner les dirigeants dans un processus d’amélioration continue, un plan de progrès est ensuite mis en place, incluant l’accès à un bouquet de services selon les vulnérabilités et opportunités mises en évidence.

En lançant cette démarche en 2006, Generali France a été la première compagnie d’assurance à proposer un dispositif complet intégrant les critères RSE dans le calcul du risque. Aujourd’hui, avec un track-record de plus de dix ans, il apparaît clairement que les entreprises qui se distinguent dans cette évaluation présentent des traits communs : elles sont bien ancrées sur leur territoire, innovantes, affichent une bonne prise en compte de leurs parties prenantes et présentent des géographies de capital stables.

Sous sa casquette d’investisseur, Generali compte au total plus de 400 milliards d’euros d'actifs sous gestion dont près de 40 milliards d’euros gérés selon des stratégies purement ISR. Et ce, en direct, à travers l’offre ISR de Generali investments – les deux fonds « SRI Ageing Population » et « SRI European Equity » ayant obtenu le label ISR délivré par l’Etat français – ou par la distribution de fonds gérés de manière active, à l’instar de ceux proposés par Sycomore AM.

Toutefois, en matière d’ISR, la majeure partie de l’histoire reste à écrire : à ce stade, la vision de l’industrie sur le sujet est précoce et cette observation vaut également pour nos concurrents. Le problème n’est pas tant l’offre existante de fonds ISR mais la formation et l’animation de l’ensemble des réseaux.

C’est la raison pour laquelle, en qualité de président de la commission développement durable de la Fédération Française de l’assurance, j’ai appuyé une recommandation, récemment adoptée, qui vise à inciter l’ensemble des compagnies d’assurances et des mutuelles à former et à animer leurs réseaux respectifs sur ces questions.

Concernant le sujet d’acculturation des collaborateurs, quels sont les moyens mis en oeuvre pour former les équipes de Generali aux questions de Finance Utile et aux solutions d’investissement responsables ?

La mise en avant des offres responsables constitue notre premier enjeu stratégique pour les prochaines années. De fait, nous avons lancé un programme de formation pilote en juin 2018. Baptisé Generali investissement durable (GID), celui-ci est déployé dans toute la France depuis septembre 2018 et s’articule autour de deux modules. Le premier explique en quoi les termes d’« assurance » et de « développement durable » constituent un pléonasme. Le second se consacre aux notions d’épargne responsable. Ces deux modules sont dispensés à l’intégralité du réseau salarié de Generali France, soit environ 1 200 personnes, à l’ensemble de nos 900 agents ainsi qu’à 1 000 conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) environ – autrement dit, différents types d’audience qui nécessitent plus ou moins d’efforts de persuasion. A l’heure où les épargnants recherchent du sens, l’idée est de les armer avec des illustrations concrètes de l’ISR pour qu’ils puissent ensuite en parler aisément à leurs clients.

Ce programme doit s’étaler sur plusieurs mois, à renfort de maintes piqûres de rappel. Mon objectif sera rempli si, d’ici l’année prochaine, tous les collaborateurs formés sont capables de citer trois actions concrètes entreprises par Generali en matière de RSE. En tant que précurseur, Generali France joue ici un rôle moteur. cependant, j’ai de bonnes raisons de croire qu’un tel programme pourra se décliner dans d’autres pays sans tarder. En effet, l'évolution des encours s’avère fortement corrélée à l’efficacité des programmes d'animation et de formation.


Avez-vous mené une étude quant au caractère « utile » de l’offre Generali ?

Generali France a mené une réflexion afin de mesurer sa contribution aux objectifs de développement durable au regard de ses activités et de ses projets pouvant entrer en résonnance avec le programme des nations Unies.

Generali France a mené une réflexion afin de mesurer sa contribution aux Objectifs de Développement Durable au regard de ses activités et de ses projets

Cette étude a permis de mettre en lumière l’engagement de l’entreprise sur des thématiques telles que l’accès à la santé, inévitablement liée à son activité d’assureur (odd #3), et la lutte contre les inégalités sociales, prérequis de sa politique d’employeur responsable (odd #10). A travers son rôle d’investisseur et d’assureur, Generali France témoigne également de sa volonté d’encourager les comportements vertueux et de soutenir une économie responsable tout en luttant contre la dégradation de l’environnement (ODD #12 et #13).

Téléchargez cette interview en pdf en cliquant ici

François Garreau a exercé la majorité de sa carrière dans l’industrie financière. D’abord manager au sein de Procter & Gamble en 1988, il devient contrôleur de gestion en 1989 successivement au sein de la bnp, puis du Groupe caisse d’epargne, où il occupe ensuite le poste de responsable des analyses stratégiques rattaché au département marketing. En 1995, il évolue en tant que directeur marketing et communication au sein de la division Ecureuil Assurances IARD (Incendie, Accidents et Risques Divers).

François Garreau rejoint Generali IARD en 2000 en qualité de responsable marketing particulier et professionnel. en 2003, il est nommé inspecteur général pour l’Ile-de- France au sein de la filiale Generali Vie.

En 2008, il prend la fonction de Directeur adjoint en charge de la communication et de la RSE au sein de Generali France. depuis 2013, François Garreau est Responsable de la RSE pour Generali France. Il préside également la commission Développement Durable de la Fédération Française de l’Assurance (FFA) depuis 2018.

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Accompagner le développement d'un monde plus durable

14.11.2018
A l’heure de la loi PACTE, Bruno Le Maire, Ministre de l’Economie et des Finances, partage avec nous sa vision de la Finance Utile, du rôle des acteurs de la finance ainsi que de l’Etat pour que le changement de paradigme en cours puisse atteindre le plus grand nombre. Explications.Lire
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